L'ex-PDG de Renault estime que sa démission n'en est pas une et réclame ses droits à la retraite. Il attaque donc son ancien employeur en justice et lui demande plus de 15 millions d'euros, en plus d'une retraite.
L'ancien patron de Renault Carlos Ghosn, qui a fui le Japon où il est poursuivi pour malversations, a engagé une bataille judiciaire contre le constructeur automobile pour réclamer près de 800 000 euros (1,16 million de dollars) de pension annuelle et 15 millions (21,8 millions) en actions.
Démission ou pas démission? Le mot pèse lourd dans le litige qui oppose désormais Carlos Ghosn à son ancien employeur. Le dirigeant de 65 ans, à la retraite forcée à cause de ses déboires judiciaires, estime que ses droits ont été bafoués par Renault. Il a engagé une première procédure devant le tribunal chargé des affaires sociales et en prépare une deuxième devant un tribunal de commerce.
«Je n'ai pas du tout démissionné, je me suis retiré de mon job de CEO (PDG, NDLR) pour permettre à Renault de fonctionner, c'était en janvier, j'étais en prison. Je ne pouvais pas laisser Renault paralysé par une situation de ce type», s'est défendu Carlos Ghosn dans un entretien diffusé sur France 5. «De là à dire que j'ai démissionné, franchement c'est une interprétation qui est propre à ceux qui sont en train de dire cela.»