À l’occasion de la Journée mondiale du mélanome, la faculté de médecine de l’université Unifranz, en Bolivie, a dévoilé une campagne de sensibilisation qui détourne les codes de l’imagerie environnementale pour attirer l’attention sur les dangers du cancer de la peau.
Des catastrophes qui n’en sont pas
À première vue, les visuels de la campagne montrent des paysages frappés par la sécheresse, des incendies de forêt ou encore des marées noires observées depuis le ciel. Pourtant, ces images représentent en réalité des lésions de mélanome photographiées de très près.
Conçue par l’agence Malditos, la campagne repose sur une idée simple : les plus grandes catastrophes commencent souvent par de petits signes avant-coureurs. Il en va de même pour le mélanome, qui débute fréquemment par un grain de beauté ou une tache cutanée apparemment sans gravité.
Rendre visible l’invisible
Avec le message « Some disasters can be prevented » (« Certaines catastrophes peuvent être évitées »), l’initiative rappelle qu’un dépistage précoce peut permettre de traiter la maladie avant qu’elle ne progresse.
En comparant les lésions cutanées à des désastres écologiques, la campagne donne une dimension spectaculaire à un problème de santé souvent ignoré. Cette approche originale permet de capter l’attention du public sans recourir aux images médicales traditionnelles.
Une mission de sensibilisation
À travers cette opération, la faculté de médecine d’Unifranz affirme son rôle dans la prévention et l’éducation à la santé. Plutôt que de miser sur la peur, la campagne invite chacun à observer sa peau avec davantage d’attention et à consulter un professionnel en cas de doute.
Cette démarche s’inscrit dans une tendance croissante qui consiste à utiliser la créativité pour renforcer les messages de santé publique et encourager les comportements préventifs.