À l’occasion de la World Princess Week, Disney dévoile un nouveau court-métrage qui mise sur l’imagination, l’amitié et un savoir-faire cinématographique résolument artisanal. Intitulé « Once a Princess, Always a Princess: A Disney Short », ce film de quatre minutes revisite l’univers des Princesses Disney à travers le regard de deux enfants et une mise en scène où la magie est créée, autant que possible, directement sur le plateau.
Une histoire d’amitié née de l’imagination
Au cœur du film, deux jeunes filles vivant dans des immeubles voisins se rencontrent à travers le jeu et inventent ensemble un univers inspiré des histoires de Princesses Disney. Le récit s’intéresse moins aux figures royales elles-mêmes qu’à ce qu’elles représentent pour les enfants : un imaginaire commun capable de créer des liens, de nourrir les rêves et de transformer une simple rencontre en amitié durable.
Cette approche s’inscrit dans l’esprit de la World Princess Week, événement annuel consacré à l’héritage des Princesses Disney et à leur capacité à toucher plusieurs générations. En 2026, Disneyland Paris célèbre notamment cette semaine du 15 au 23 août avec des animations et expériences dédiées dans le Parc Disneyland.
Le film bénéficie par ailleurs d’une dimension particulièrement personnelle. Les deux jeunes interprètes principales, Thea Evans et Ivy Jukes, se connaissaient déjà : elles s’étaient rencontrées plusieurs années auparavant lors d’une audition et sont devenues correspondantes dans la vie réelle. Une histoire qui apporte une résonance supplémentaire à un court-métrage construit précisément autour de la naissance d’une amitié.
Disney renoue avec la magie du « fait main »
Réalisé par Alex Prager en collaboration avec Disney et l’agence Fallon, le court-métrage revendique une esthétique fondée sur les techniques pratiques et les effets réalisés directement devant la caméra.
Pour retrouver la sensation des grands films de contes, les équipes ont conçu des décors et accessoires physiques inspirés notamment de « La Belle et la Bête », « Aladdin » et « La Petite Sirène ». Des maquettes grandeur nature, surnommées « bigatures », ont été fabriquées afin de jouer sur la profondeur et les effets de perspective.
Le choix est loin d’être anodin. Alors que les productions contemporaines disposent d’outils numériques toujours plus sophistiqués, Disney fait ici le pari inverse : rendre visibles les traces du travail manuel afin de donner au spectateur une sensation plus tangible de la magie.
Les décors d’arrière-plan s’appuient également sur des techniques traditionnelles de peinture matte, tandis qu’un orchestre de 56 musiciens a enregistré une partition originale spécialement conçue pour le film.
Des effets spéciaux réalisés sans eau numérique
L’une des particularités les plus remarquées de la production réside dans son utilisation presque entièrement pratique des effets visuels.
Tapis volants, nuages en mouvement et différents éléments fantastiques ont été physiquement suspendus ou manipulés sur le plateau. Les séquences sous-marines ont, elles aussi, été réalisées selon une technique ancienne du cinéma hollywoodien appelée « dry for wet », qui permet de donner l’illusion d’une immersion sans filmer réellement les comédiens sous l’eau.
Le dispositif repose notamment sur un éclairage bleu, de grandes structures imitant les algues et des systèmes de câbles permettant de créer l’impression de flottement. Le résultat cherche ainsi à reproduire les sensations du cinéma de studio classique tout en conservant une esthétique contemporaine.
Huit marionnettes mécaniques ont également été utilisées, parmi lesquelles les personnages de Polochon et Sébastien, issus de « La Petite Sirène ». Plusieurs marionnettistes intervenaient simultanément afin de leur donner vie.
Des costumes conçus comme de véritables pièces de cinéma
L’attention portée aux détails ne s’arrête pas aux décors. Les robes inspirées de l’univers des Princesses Disney ont été confectionnées spécialement pour la production par des costumiers expérimentés, sous la direction de Vin Burnham.
Chaque tenue participe ainsi à la construction de l’univers imaginaire des deux enfants. Le costume devient un élément narratif à part entière, capable de faire basculer progressivement le quotidien vers le merveilleux.
Cette volonté de privilégier la matière, les textures et les objets physiques rejoint l’ambition artistique d’Alex Prager. La réalisatrice défend une conception du cinéma dans laquelle les effets réalisés « in camera » peuvent renforcer la dimension émotionnelle d'une scène en donnant aux images une présence plus concrète.
Une déclaration d’amour au patrimoine Disney
Au-delà de son intrigue enfantine, « Once a Princess, Always a Princess » fonctionne comme une réflexion sur la transmission. Les histoires de Princesses Disney ne restent pas figées dans leur époque : elles sont réinterprétées par chaque génération et deviennent, pour de nombreux enfants, des références communes.
Disney présente d’ailleurs régulièrement la World Princess Week comme un rendez-vous destiné à célébrer cet héritage et les valeurs associées à ses héroïnes, notamment le courage, la gentillesse, la confiance en soi et la capacité à imaginer son propre avenir. La célébration a été lancée pour la première fois en 2021 dans le cadre de l’« Ultimate Princess Celebration ».
Cette dimension générationnelle constitue le véritable fil rouge du nouveau court-métrage. Les princesses ne sont pas seulement des personnages de fiction : elles deviennent un langage partagé entre enfants, familles et amis.
Une magie qui préfère la proximité au spectaculaire
Avec ses quatre minutes, le film ne cherche donc pas à rivaliser avec l'ampleur d'un long-métrage Disney. Son ambition est différente : retrouver l'émerveillement dans des gestes simples, le jeu, l'amitié et la capacité des enfants à transformer leur environnement grâce à leur imagination.
Ce choix fait également écho à la stratégie récente de Disney autour de sa marque Princess. En 2024, l’entreprise avait notamment développé la campagne « Create Your World », destinée à encourager les enfants à utiliser leur imagination, à croire en eux-mêmes et à créer leur propre univers.
« Once a Princess, Always a Princess » prolonge ainsi une idée devenue centrale dans la communication de Disney Princess : la magie n’appartient pas uniquement aux royaumes enchantés. Elle peut aussi naître dans une chambre, sur un balcon ou dans l’imagination de deux enfants qui décident simplement de jouer ensemble.
Et c’est peut-être là que réside la véritable promesse du film : rappeler que l’enfance passe, mais que les histoires qui ont nourri notre imaginaire peuvent, elles, rester longtemps avec nous.