Pour moderniser le pays, nous avons besoin d'avocats, d'économistes, de médecins, de philosophes d’écrivains de journalistes et d’autres spécialistes. Toutes ces compétences citées doivent être dotées d’un niveau de connaissances numériques généralisées.
Le Maroc présente de graves lacunes en matière des TIC dans le système éducatif. Il est temps de réfléchir à enrichir tous les cursus, y compris les sciences humaines, par des éléments et outils technologiques.
Sur un autre registre, le Maroc a besoin des TIC pour son développement. Non seulement à cause des déficiences en infrastructure, que le verrouillage et la transition forcée de l'enseignement présentiel aux cours à distance dans les écoles et les universités ont mises en évidence à cause du COVID19, mais aussi, et surtout du fait du manque de compétences numériques adéquates dans toute la chaîne de formation.
Certes, le pays a besoin des experts en Big Data, sécurité informatique, intelligence artificielle et le développement sous plusieurs langages. Mais le Maroc a besoin aussi d'avocats, d'économistes, de médecins, de philosophes aux compétences numériques largement répandues, capables d'apporter une contribution décisive en matière de renouvellement à la modernisation du pays et de ses modèles d'organisation. D’où l’intérêt de généraliser la discipline à l’ensemble des cursus.
Il faut renforcer la technologie numérique principalement en tant qu'infrastructures à tous les niveaux de l'enseignement, en commençant par l'introduction des cours du codage dès l'école primaire, afin de combler l’écart qui nous sépare des pays émergents et disposants d’une avancée à cet égard.
La pandémie a mis en évidence un fait devant lequel les institutions sont restées trop longtemps immobiles : les étudiants sont tous des natifs du numérique. Ils vivent, étudient, parlent dans une langue différente de celle avec laquelle le monde de la formation et de l'éducation s'adresse à eux. C'est précisément pour cette raison que les institutions, les universités et la formation ne peuvent manquer d'envisager une réorganisation des parcours pédagogiques d'une part, de la relation enseignants-étudiants d'autre part. Outre l'utilisation de l'enseignement à distance de manière structurelle à côté du présentiel, il faut profiter de cette occasion qui peut être un point d’inflexion dans la démarche académique pour inclure des éléments numériques dans tous les cursus et tous les niveaux.