Le Forum « Les Panafricaines » a été clôturé mercredi 8 mars avec une cérémonie dont les temps forts ont été la lecture des recommandations des journalistes africaines pour l’amélioration des conditions d’exercice de leur métier, et le discours de M. Driss El Yazami, Président du Conseil National des Droits de l’Homme, dans lequel il a tenu à rendre hommage aux participantes et leur combat pour l’égalité dans les médias continentaux.
En présence du Wali de la région de Marrakech-Safi, M. Abdelfattah Lebjioui, et du Maire de la ville de Marrakech, M. Mohammed Larbi Belcaid, ainsi que de nombreux invités, la cérémonie a permis de restituer à l’ensemble des participantes les recommandations de leurs consœurs, qui avaient débattu pendant l’après-midi dans 8 ateliers différents les différentes questions et thématiques pour assurer aux femmes journalistes africaines l’exercice de leur métier en toute liberté, dépasser les clichés et stéréotypes dégradants pour l’image de la femme, et promouvoir l’égalité des chances dans les rédactions des organes de presse du continent. Constituant l’Appel du 8 mars, les recommandations des Panafricaines sont la base de la Charte du Réseau des Panafricaines, créé à l’issue du Forum.
M. Drisse EL Yazami s’est ensuite adressé aux participantes, dans un discours où il a souhaité souligner le chemin commun qu’il reste encore à parcourir, ensemble, pour les pays du continent : « nous avons tant à nous dire, tant à partager et à construire. Nous avons tant de rêves si proches, tant de combats communs Oh combien difficiles à mener, tant de libertés bafouées à restaurer, tant de nouveaux droits à conquérir. Nous avons besoin d’articuler nos analyses, de conjuguer nos intelligences, de nous soutenir dans les moments d’adversité, de nous aider mutuellement dans les moments de découragement. »
S’exprimant sur l’importance du combat pour l’égalité des genres, M. El Yazami a déclaré que « s’il y a un combat qui résume à lui seul toutes les batailles que nous menons et une valeur qui rassemble en elle toutes les valeurs universelles auxquelles nous sommes si attaché-e-s, c’est bien l’égalité. Il ne saurait y avoir d’avenir digne de ce nom si la moitié de l’humanité en est bannie. »