À l’occasion de la Journée mondiale du rein, célébrée le 12 mars, la Société Marocaine de Néphrologie (SMN) et AstraZeneca Maroc ont lancé une initiative conjointe visant à renforcer la prévention et la prise en charge de la maladie rénale chronique (MRC) dans le Royaume. Cette campagne, intitulée « Faire bouger les lignes pour la santé rénale », s’inscrit dans le cadre de la semaine nationale du rein, organisée jusqu’au 14 mars.
L’opération vise à sensibiliser le grand public ainsi que les professionnels de santé à l’importance du dépistage précoce et d’une prise en charge rapide afin de freiner l’évolution d’une pathologie souvent détectée tardivement.
Une pathologie encore largement sous-diagnostiquée
La maladie rénale chronique représente un défi croissant pour la santé publique au Maroc. Les estimations indiquent qu’entre 1,4 et 2,2 millions d’adultes pourraient être concernés par cette affection.
Parmi ces patients, plus de 320.000 souffrent d’insuffisance rénale, tandis qu’environ 44.000 personnes suivent actuellement un traitement de dialyse chronique.
L’un des principaux obstacles reste le caractère discret de la maladie. Dans de nombreux cas, elle évolue sans symptômes visibles pendant plusieurs années, ce qui retarde le diagnostic et complique la prise en charge.
L’importance du dépistage précoce
La campagne met l’accent sur l’intégration du dépistage dans les soins de première ligne. Plusieurs examens simples peuvent permettre d’identifier précocement les risques : contrôle de la pression artérielle, analyses sanguines ou encore tests urinaires.
Ces mesures sont particulièrement recommandées pour les personnes présentant des facteurs de risque tels que le diabète, l’hypertension artérielle ou certaines maladies cardiovasculaires, qui augmentent la probabilité de développer une atteinte rénale.
En détectant la maladie plus tôt, il devient possible de ralentir son évolution et de limiter les complications graves.
Un accompagnement des professionnels de santé
Dans le cadre de cette initiative, des actions de formation sont également proposées aux professionnels de santé afin de renforcer leurs compétences dans le diagnostic et la prise en charge de la MRC.
La SMN et AstraZeneca Maroc souhaitent ainsi favoriser l’adoption de traitements validés scientifiquement et encourager des pratiques médicales permettant de réduire les hospitalisations et les coûts associés à la maladie.
Une stratégie axée sur la prévention
Pour le Pr. Tarik Sqalli, Past-Président de la Société Marocaine de Néphrologie, le Maroc dispose aujourd’hui de plusieurs leviers pour mieux contrôler l’évolution de cette maladie. Il souligne notamment l’importance d’un dépistage ciblé et d’un parcours de soins mieux structuré afin d’améliorer la qualité de vie des patients.
De son côté, Amine Sekhri, Directeur Général d’AstraZeneca Maroc, insiste sur la nécessité de renforcer les actions de prévention au niveau des structures de soins primaires. Selon lui, la détection précoce constitue l’un des moyens les plus efficaces pour améliorer durablement la prise en charge des patients.
À travers cette campagne nationale, les acteurs du secteur espèrent encourager une prise de conscience plus large autour de la santé rénale et promouvoir une approche fondée sur la prévention et l’accès rapide aux soins.