L’Association nationale des Médias et des Editeurs poursuit sa mobilisation en faveur du soutien du secteur de la presse, en difficulté depuis quelques années, et fortement impacté par les effets de la crise sanitaire.
Les membres fondateurs ainsi que les nouveaux adhérents de la presse écrite, digitale et radio se sont réunis, vendredi 16 octobre, afin de se pencher sur de nouvelles perspectives de développement du secteur de la presse et son adaptation à l’environnement économique et social.
« Le but de l’organisation de la manifestation est de lancer une approche efficace et efficiente dans l’optique de faire décoller la profession, principale force motrice de la démocratie et du pluralisme au Maroc », peut-on lire sur le communiqué.
Plusieurs invités seront associés à cette réflexion, notamment les professionnels du secteur de la presse écrite, digitale et audiovisuelle ainsi que des experts et des membres de la société civile.
Pour rappel, depuis l’apparition de la pandémie dans le Royaume, les ventes des journaux sont passées sous la barre de 200.000 exemplaires annuellement avec une baisse de 33% pour les quotidiens, de 65% pour les hebdomadaires et de 58% pour les magazines. La part de la publicité dans la presse papier et électronique a également connu une baisse de 50 % entre 2010 et 2018 et a chuté de 72,4 % durant les cinq premiers mois des trois dernières années. La presse papier serait la plus touchée avec une perte annuelle de 365 millions de dirhams en raison de la lecture gratuite dans les lieux publics.