« En ce qui concerne la législation, deux projets ont été déposé. Une politique publique pourrait être mise en place pour que les régions aient leurs télévisions locales. À une époque, on pensait qu’il était difficile de créer un journal non affilié à un parti politique ou à un État. Il faut des pionniers. Cependant, il s'avère nécessaire de bien penser le modèle économique pour éviter les couacs vécues par certaines radios privées. Aujourd'hui, il y a deux possibilités. Il s'agit en premier lieu du gouvernement, qui peut procéder à l'ouverture d'une partie du spectre des fréquences. Pour sa part, le régulateur peut souligner, du point de vue du contenu et des droits, la nécessité de la diversification et s'adresser à l'autorité qui gère le spectre pour l'ouvrir. C'est une décision de souveraineté nationale. Sur le plan politique, le Maroc n'est pas, en effet un pays qui refuse la création de télévisions privées. Il faut se questionner à propos des investisseurs qui voudraient se lancer. »