Un robot culte, 120 marches et une œuvre monumentale : la ville de Blois fait de son patrimoine urbain un terrain d’expression pour la bande dessinée. À l’approche du festival bd BOUM, Goldorak s’invite au cœur du centre historique dans une création signée Denis Bajram, prolongée par une opération participative chez les commerçants.
À Blois, la bande dessinée prend une dimension spectaculaire en investissant l’un des sites emblématiques du centre-ville. À l’occasion de la prochaine édition du festival bd BOUM, prévue du 20 au 22 novembre 2026, Goldorak et Actarus, le prince d’Euphor, s’affichent à grande échelle sur l’escalier Denis-Papin. Une initiative qui associe culture populaire, création graphique et mise en valeur de l’espace urbain.
Avec ses 120 marches réparties autour de quatre paliers, cet escalier devient le support d’une illustration conçue pour dialoguer avec l’architecture du lieu. Plutôt que de cantonner les personnages à une affiche ou aux pages d’un album, le projet les inscrit directement dans le paysage quotidien des habitants et des visiteurs. Le monument se transforme ainsi en une immense composition visuelle, visible à l’échelle de la ville.
Denis Bajram met Goldorak à l’honneur
Derrière cette réalisation se trouve Denis Bajram, dessinateur et co-scénariste de l’album Goldorak, paru en 2021. Cette bande dessinée rend hommage à l’univers imaginé par Go Nagai et a été réalisée avec Xavier Dorison, Brice Cossu, Alexis Sentenac et Yoann Guillo.
Le choix de cet artiste crée un lien direct entre l’œuvre originale et cette installation à ciel ouvert. Goldorak, personnage emblématique de la culture populaire, retrouve ainsi une visibilité particulière à l’heure où le célèbre robot célèbre plus de cinq décennies d’existence.
L’opération est portée conjointement par la Ville de Blois, le festival bd BOUM, les éditions Kana et les Vitrines de Blois. Cette collaboration illustre une volonté commune de faire sortir la bande dessinée de ses supports traditionnels pour la rendre accessible à un public plus large, au-delà des amateurs habituels du neuvième art.
Le patrimoine urbain comme espace de création
L’originalité du projet repose autant sur son format que sur son emplacement. Les marches et les paliers ne servent pas simplement de décor : ils participent à la composition de l’image. Le regard du public découvre ainsi une œuvre qui s’intègre à la configuration du monument, transformant un passage urbain en expérience visuelle.
Cette approche permet également de renouveler la manière dont les habitants et les touristes appréhendent le centre historique de Blois. En associant un lieu patrimonial à une figure familière de la bande dessinée, la ville crée un point de rencontre entre mémoire collective, culture populaire et art dans l’espace public.
L’installation s’inscrit dans la dynamique du festival bd BOUM, rendez-vous consacré à la bande dessinée dont la prochaine édition se tiendra du 20 au 22 novembre 2026. Elle offre une première occasion de découvrir l’événement dans les rues de la ville, avant même de pousser les portes des espaces dédiés au festival.
Des stickers collectors pour mobiliser les commerces
Le dispositif ne s’arrête pas à l’escalier Denis-Papin. Une seconde initiative, baptisée « L’album de tes héros ! », invite également le public à participer à une collecte de vignettes dans les commerces de Blois.
Lancée le 17 octobre et programmée jusqu’au 22 novembre 2026, cette opération repose sur la recherche de 30 stickers collectors distribués par les commerçants partenaires. Un album offert par la Ville permet ensuite de réunir les différentes pièces de la collection.
Cette animation associe découverte, jeu et commerce de proximité. Elle prolonge l’univers de Goldorak au-delà de l’installation monumentale et encourage les participants à parcourir les boutiques du centre-ville pour compléter leur album.
En réunissant une fresque à grande échelle et une collection destinée au public, Blois décline ainsi un même univers sur deux terrains complémentaires : l’espace urbain et les commerces locaux. Une manière de faire de la bande dessinée un moteur d’animation culturelle, tout en donnant une nouvelle visibilité à un héros qui traverse les générations.