Face au phénomène de la révolution numérique, à l’éclatement des programmes, à la réalité virtuelle et augmentée, la télévision risque d’être dépassée ou de disparaitre. Pour cela, chaque année, près de 1200 films issus de plus de 70 pays s’inscrivent pour participer au Festival international des programmes audiovisuels (FIPA). Parmi eux, ce sont près de 130 œuvres qui sont présentées en compétition et hors compétition, dans tous les genres. Cette année, la 30e édition du FIPA, s’est tenu du 24 au 29 janvier à Biarritz en France.
Cela fait des années qu’on se disait qu’il fallait absolument qu’on ait davantage de choses venant de l’Afrique. En cette édition 2017 du Fipa, l’Afrique maque sa forte présence avec une dizaine de films sur le continent et faits par des réalisateurs africains. C’est une présence inédite et un record jamais atteint par l’Afrique. Néanmoins, les productions africaines ne viennent que de 3 pays : Afrique du Sud, Kenya et Algérie. François Sauvagnargues cite par exemple la fiction kenyane « Watatu » de Nick Reding. Elle aborde un sujet controversé : la question de l’islamisme extrémiste au Kenya. Dans le documentaire sud-africain « Noma », le réalisateur Pablo Pinedo Boveda revient sur la situation des townships. Quant au Franco-Algérien Merzak Allouache, il propose le film « Tahqiq fel djenna », tourné en Algérie. Il s’agit d’une enquête sur la vision du paradis présentée par les prédicateurs salafistes du Maghreb et du Moyen-Orient. Un film intrigant et intéressant par les questions qu’il pose.