Le groupe bancaire Crédit du Maroc a démarré l’année 2026 sur une dynamique positive, affichant une progression notable de ses principaux indicateurs financiers. Portée par la hausse des crédits, la croissance des dépôts et le développement de ses filiales spécialisées, la banque enregistre une augmentation significative de son résultat net au terme du premier trimestre.
À fin mars 2026, les encours de crédits ont atteint 60,5 milliards de dirhams, soit une hausse de 6,7% sur un an. Cette évolution a été principalement soutenue par les financements accordés aux entreprises, qui se sont établis à 37 milliards de dirhams. Plusieurs segments ont contribué à cette progression, notamment le crédit-bail, les crédits destinés à la promotion immobilière ainsi que les financements d’équipement.
L’activité auprès des particuliers poursuit également sa progression. Les crédits aux ménages ont atteint 22,4 milliards de dirhams, en hausse de 4,1%. Les prêts à l’habitat et les crédits à la consommation ont notamment soutenu cette croissance, traduisant une reprise progressive de la demande des ménages.
Sur le volet de la collecte, la banque a renforcé ses ressources clientèle consolidées, qui se sont élevées à 62,6 milliards de dirhams, en progression de près de 10% par rapport à la même période de l’année précédente. Cette évolution est principalement liée à l’augmentation des dépôts à vue, qui continuent de représenter une part importante des ressources du groupe.
Le produit net bancaire consolidé a atteint 928 millions de dirhams au premier trimestre, enregistrant une croissance de 4,2%. La marge nette d’intérêt s’est particulièrement distinguée grâce à l’intensification de l’activité commerciale, à l’optimisation du coût des ressources ainsi qu’à la contribution des filiales spécialisées dans le leasing et le factoring.
Les revenus issus des commissions ont également progressé, soutenus par les activités de gestion patrimoniale, d’assurances et les métiers liés au commerce international ainsi qu’au cash management. En parallèle, les opérations de marché ont connu un recul dans un contexte international marqué par des tensions géopolitiques ayant pesé sur les marchés obligataires. La progression de l’activité de change a toutefois permis d’atténuer partiellement cette baisse.
Grâce à la maîtrise des charges, le résultat brut d’exploitation a progressé de 6,4%, tandis que le coefficient d’exploitation s’est amélioré pour atteindre 45,1%, confirmant les efforts engagés par la banque en matière d’efficacité opérationnelle.
Dans le cadre de sa stratégie de modernisation, Crédit du Maroc a investi 50 millions de dirhams au cours du trimestre, principalement dans la transformation technologique et la digitalisation de ses services.
Concernant la gestion du risque, la banque affiche une amélioration notable avec une reprise nette du coût du risque, contrastant avec les dotations enregistrées un an auparavant. Les créances en souffrance demeurent stables, avec un taux de créances douteuses et litigieuses maintenu à 7,1%, tandis que le taux de couverture atteint 85,1%.
Au final, le résultat net part du groupe s’est établi à 272 millions de dirhams à fin mars 2026, soit une progression de 37,2% par rapport à la même période de 2025, illustrant la solidité financière du groupe et sa capacité à maintenir sa croissance dans un environnement économique encore marqué par plusieurs incertitudes.