BF Public Affairs, global Advisory & Influence, nouvelle filiale de Brand Factory, a inauguré le 28 juillet dernier, la première édition de son Think Tank « In&Pro Center », et ce pour accompagner les mutations en matière de communication politique et institutionnelle à l’ère du digital et des réseaux sociaux.
C’est ainsi qu’à la veille des élections législatives, la première thématique abordée a mis le focus sur la communication d’influence des partis politiques et leurs approches pour séduire leurs sympathisants, leurs électeurs et gagner en notoriété. Le débat a été orienté autour de 4 axes :
1. Les campagnes électorales à l’ère du digital
2. Marketing politique 2.0 vs Marketing politique classique
3. Réseaux sociaux et influenceurs : Nouvelles tendances de communication
4. L’importance du personnal branding pour les futurs candidats
La com digitale accessible à tous !
Internet offre en effet la possibilité aux acteurs politiques de s’exprimer devant un large public, sans avoir besoin d’être invités à la radio ou la télévision, fortement réglementé par la HACA en période électorale. Les personnalités politiques qui souffrent d’une faible exposition médiatique – ou celles estimant leur point de vue marginalisé dans les médias « mainstream » – trouvent dans les plateformes numériques un moyen de gagner en visibilité.
En effet, en matière de communication politique, rares sont les personnalités qui parviennent à conquérir un large public sur la toile tout en restant en retrait du paysage médiatique. Il y a donc un jeu d’équilibre à trouver entre media en ligne et media traditionnel.
Toutefois, la toile offre la possibilité d’avoir une parole politique plus affranchie, même si les plateformes numériques ne sont pas aussi « neutres » qu’elles le prétendent. Bien que qualifiés de médias sociaux, Facebook, Twitter ou YouTube ont toujours revendiqué le fait de ne pas être des producteurs de contenus –et donc de ne pas avoir de ligne éditoriale ou politique – mais d’être simplement des intermédiaires entre une offre et une demande d’information, mais ce n’est pas toujours le cas quand on voit ce qui s’est passé avec l’ancien président des USA Donald Trump.
Soigner son image de marque !
Enfin, pour être présent sur les RS il faut également penser à soigner son apparence. Cette dernière prend une place importante à l’ère où l’image doit être sublimée et parfois renforcée par des collaborations avec les influenceurs choisis avec minutie et qui font désormais partie du paysage médiatique, réussissant ainsi à humaniser la communication digitale.
Pour clore les débats, l’intervention de Hamid Faridi, expert en communication politique a bien résumé la situation : « Il y a une prise de conscience que le visage de la communication politique a complètement changé avec l’avènement du digital et, d’année en année ça se confirme. Nous sommes dans une autre dimension, une autre ère où les media avant traitaient les intervenants selon les opportunités et selon les objectifs.
Aujourd’hui, tout le monde a accès aux media et tout le monde peut créer son propre media. L’ennui avec la communication politique sur le pan digital est que ce n’est pas difficile de prendre la parole, ce qui est très difficile c’est de la garder, d’avoir des choses à dire et de produire en permanence du contenu. Et je pense qu’aujourd’hui la communication politique doit profiter de ce que le digital offre comme opportunité. »
Voilà tout est dit, charge aux partis politiques de s’adapter et de trouver la solution optimale à l’équation digitale entre contenu et exposition !