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Période estivale : En Espagne, les entreprises adoptent la journée intensive pour motiver les salariés

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Pour pouvoir profiter de l’été, il faut finir avec les journées de travail interminables. En Espagne, il est possible au cours de la période estivale de finir plus tôt le boulot pour profiter de sa journée. 

En effet, un bon nombre d’entreprises espagnoles mettent en place des horaires réduits de travail dès le mois de juin. Cela s’appelle la journée intensive (ou journée continue).

Cette organisation adoptée en été s’avère très avantageuse pour les salariés. Ceux-ci puissent quitter leurs jobs plus tôt et avoir ainsi assez de temps pour profiter du reste de la journée (sortir, faire des activités avec les enfants, aller à la plage…). Mais attention, si la journée de travail est certes raccourcie, pas question pour autant de lésiner sur la productivité !

Alors qu’une journée classique de travail espagnole dure habituellement 8 heures, la journée intensive commence généralement vers 8h, pour s’achever vers 15h. 

« En été il fait tellement chaud, que la pause-déjeuner ne “sert à rien”, car les températures sont de toute façon trop élevées pour déjeuner dehors. Alors, autant enchaîner tout d’un coup, et sortir plus tôt », avance Nadia, chef de projet éditorial à Barcelone. 

Si la coupure du midi dure habituellement 1 à 2h en Espagne, avec la journée intensive, celle-ci est réduite à 15 ou 30 minutes, voire passée devant l’ordinateur pour les plus pressés. 

Eva Rimbau, professeure d’économie et experte du travail flexible, explique que la journée intensive augmenterait la productivité des salariés en les gardant motivés. « C’est évident que je suis plus productive en journée intensive, déclare Rocio, qui travaille sur ce rythme tous les vendredis de l’année. Je sais qu’à 15h je peux être à la plage, donc ça me motive à prendre moins de pauses et à mettre le paquet pour me libérer ensuite. » Un constat qui rejoint celui de la journée de 5 heures, mise en place dans certaines entreprises en Europe et aux États-Unis : la productivité n’est pas nécessairement liée au nombre d’heures travaillées. 

Selon José Luis Casero, président de la Commission Espagnole pour la rationalisation des horaires de travail, il a même été démontré qu’un salarié dont l’emploi du temps lui permet de mieux concilier vie personnelle et vie professionnelle, aurait un rendement supérieur de 20% par rapport à un employé insatisfait. Pour autant, rester productif avec des horaires réduits n’est pas donné à tout le monde, et demande une certaine organisation.

Aujourd’hui, 11% des travailleurs sur l’Espagne bénéficient déjà de la journée intensive tous les vendredis de l’année. Cela devient même un argument de poids pour attirer les salariés, surtout les plus jeunes, de plus en plus en demande d’horaires flexibles. Un modèle bien pensé dont beaucoup de pays pourraient s’inspirer…

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