Récemment, Burger King s’est amusé à détourner les codes des publicités automobiles, ciblant implicitement Carglass et vendezvotrevoiture dans sa campagne « Drive Roulette ». Conçue par l’agence Buzzman, cette opération transforme le drive en jeu de hasard et se moque gentiment des discours anxiogènes liés à la voiture.
Le clin d’œil n’a pas échappé aux professionnels du secteur. Plutôt que d’ignorer la pique, Carglass a décidé de répondre, donnant naissance à un véritable ping-pong publicitaire entre deux marques qui savent manier l’autodérision.
Drive Roulette : Burger King ouvre le bal
Avec « Drive Roulette », Burger King part d’une idée simple : sans voiture, pas de drive. La marque détourne ainsi les codes des pubs auto (fissures de pare-brise, estimation de reprise, promesse de véhicule neuf) pour rappeler, avec humour, qu’il vaut mieux garder sa voiture… au moins pour venir commander un burger.
Dans les deux films diffusés à la télévision, les vendeurs trop insistants se retrouvent embarqués malgré eux jusqu’au drive. Le ton est absurde et délibérément léger, créant un contraste entre l’univers répétitif des publicités automobiles et celui, plus ludique, de la restauration rapide. Le clin d’œil à Carglass et vendezvotrevoiture est clair, bien qu’aucune mention directe ne soit faite.
Carglass renvoie la balle
« Si le clin d’œil de Burger King a fait sourire la France entière, il ne pouvait pas rester sans réponse », indique un communiqué de Carglass. La marque précise répondre « avec bienveillance » et considère cette interpellation comme une « opportunité de complicité unique ». Fait notable : cette réponse a été élaborée sans agence, soulignant l’authenticité de la riposte.
Un duel créatif publicitaire
Pour amplifier l’impact de ce face-à-face, la riposte de Carglass a été diffusée du 19 au 23 février en télévision, radio et sur les réseaux sociaux tels que Facebook, Instagram et TikTok. En quelques jours, Drive Roulette s’est transformée en duel créatif : plutôt qu’une guerre d’ego, la campagne instaure une complicité publique où la moquerie devient conversation. Ce ping-pong montre qu’en publicité, savoir répondre avec humour peut parfois être aussi efficace qu’une attaque directe.