Après neuf jours de concerts, de découvertes artistiques et de rencontres culturelles, le Festival Mawazine-Rythmes du Monde a refermé les portes de sa 21e édition dans la nuit du samedi 27 au dimanche 28 juin. Organisée du 19 au 27 juin sous le Haut Patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, cette nouvelle édition a confirmé la capacité de l'événement à conjuguer excellence artistique, ouverture culturelle et attractivité internationale.
Réparti sur plusieurs scènes à Rabat et Salé, le festival a une nouvelle fois rassemblé un public venu du Maroc et de nombreux autres pays, offrant un panorama musical où se sont côtoyés artistes de renommée mondiale, figures emblématiques des scènes marocaine, arabe et africaine, ainsi que de jeunes talents en pleine ascension.
De nouveaux espaces pour accompagner la montée en puissance du festival
L'édition 2026 a marqué une étape importante dans l'évolution de Mawazine avec l'intégration de nouveaux lieux de spectacle. Le Théâtre Royal et le Grand Stade Prince Moulay Abdellah ont rejoint les espaces emblématiques du festival, permettant d'accueillir des productions d'une ampleur inédite.
Le Grand Stade Prince Moulay Abdellah a notamment vibré les 26 et 27 juin au rythme de quatre prestations particulièrement attendues. Les concerts réunissant Douzi et Cheb Khaled, puis Morad et ElGrande Toto, ont illustré la diversité musicale recherchée par les organisateurs et attiré une foule particulièrement nombreuse.
Au Théâtre Royal, le jazz était à l'honneur avec la prestation de Dee Dee Bridgewater. L'artiste américaine a offert un concert salué pour sa qualité, confirmant une nouvelle fois l'intérêt des grandes figures internationales pour la scène culturelle marocaine.
Une programmation éclectique sur l'ensemble des scènes
Le Théâtre National Mohammed V a accueilli une programmation mêlant musiques marocaine, orientale et internationale. La chanteuse syrienne Mayada El Hennawy a ouvert cette série de spectacles avant que la légendaire Dionne Warwick ne conclue les concerts dans une atmosphère empreinte d'émotion et de nostalgie.
À Salé, la scène dédiée aux artistes marocains a mis en lumière toute la richesse du patrimoine musical national. Musique populaire, créations contemporaines et répertoire amazigh se sont succédé devant un public fidèle. En consacrant près de la moitié de sa programmation aux artistes marocains, cette scène a également renforcé son rôle dans l'accompagnement de la nouvelle génération de musiciens.
Les amateurs de sonorités africaines se sont retrouvés sur la scène de Bouregreg, où les concerts ont exploré les multiples facettes des musiques du continent, entre héritages traditionnels et influences contemporaines.
De son côté, la scène Nahda a proposé plusieurs soirées dédiées aux grandes voix de la chanson arabe. Après les prestations des artistes égyptiens Hassan Chakkouch et Saad El Soghayar, le chanteur Tamer Hosny a assuré une clôture particulièrement attendue par le public.
Chellah et OLM Souissi, deux expériences complémentaires
Le site historique de Chellah a offert un cadre singulier à une programmation consacrée aux musiques du monde. L'environnement patrimonial, inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO, a apporté une dimension intimiste à des concerts mettant en valeur les traditions musicales de plusieurs régions du globe.
À l'opposé, la scène OLM Souissi s'est imposée comme le point de rencontre des amateurs des tendances musicales internationales actuelles. Chaque soirée a rassemblé des milliers de festivaliers venus assister aux prestations d'artistes très attendus dans une ambiance festive.
Mawazine renforce son rayonnement international
Au-delà des performances artistiques, cette 21e édition confirme la trajectoire engagée par Mawazine depuis plus de deux décennies. En multipliant les styles musicaux, les générations d'artistes et les espaces de diffusion, le festival poursuit son ambition de rendre la culture accessible au plus grand nombre tout en favorisant les échanges entre les peuples.
L'édition 2026 consolide également la place de Rabat parmi les grandes capitales culturelles de la région. Grâce à une programmation ambitieuse et à une fréquentation toujours importante, Mawazine continue de s'imposer comme l'un des plus grands festivals musicaux au monde et un puissant vecteur de rayonnement culturel pour le Royaume.