Dans un univers publicitaire où la surenchère visuelle et les démonstrations produit classiques peinent parfois à surprendre, la marque Kaló Authentic Greek Yoghurt a choisi une approche radicalement différente : faire intervenir Poséidon, dieu grec de la mer, dans une scène de supermarché néo-zélandais.
Cette campagne, développée dans le cadre de la plateforme créative « Craving Real ? », transforme une simple promesse produit — un yaourt si épais qu’il peut être mangé à la fourchette — en une narration décalée portée par un personnage mythologique inattendu.
Un dieu grec en terrain très moderne
Dans le film publicitaire, Poséidon n’apparaît pas comme une figure majestueuse et intimidante, mais comme un personnage légèrement maladroit, confronté à un quotidien banal. Dans un supermarché, il croise un employé peu impressionné par sa présence divine, davantage intéressé par le yaourt que par le dieu lui-même.
Le contraste entre mythologie et réalité contemporaine crée le ressort comique principal du film. Loin des représentations traditionnelles, Poséidon devient un « dieu hors de l’eau », intégré dans un décor ordinaire où ses pouvoirs n’ont plus vraiment leur place.
Une démonstration produit transformée en scène culte
Le point central de la campagne repose sur une démonstration simple mais visuelle : montrer que le yaourt est suffisamment épais pour être consommé à la fourchette. Pour cela, les créatifs ont imaginé une scène où Poséidon fait tournoyer un mini trident recouvert de yaourt entre ses doigts.
Ce geste, à la fois absurde et hypnotique, remplace les démonstrations produit classiques par une performance presque artistique. Le résultat donne une impression de légèreté et d’autodérision assumée, tout en mettant en avant la texture du produit.
Un casting et une exécution pensés pour le naturel
Selon l’équipe créative de McCann New Zealand et du réalisateur Torstein Bjørklund, le choix du personnage et du ton comique ne s’est pas imposé immédiatement, mais s’est révélé progressivement comme une évidence.
L’objectif était d’éviter une simple caricature ou un humour trop forcé. Le personnage de Poséidon devait paraître crédible dans son absurdité, comme s’il appartenait réellement à cet univers décalé.
Un soin particulier a également été apporté à la fameuse scène de rotation du trident. La recherche d’un mouvement suffisamment imparfait mais convaincant a même été un défi de tournage, jusqu’à obtenir une prise unique jugée parfaite pour le montage final.
Quand la démonstration produit devient narration
Au-delà de l’humour, cette campagne illustre une tendance plus large dans la publicité contemporaine : transformer la démonstration produit en histoire mémorable. Ici, le produit n’est pas simplement montré, il est intégré dans une situation narrative qui capte l’attention et renforce la mémorisation.
Pour les créatifs, l’enjeu était clair : éviter le langage publicitaire traditionnel tout en gardant le produit au centre du message. Le résultat repose sur un équilibre entre absurdité contrôlée et clarté du bénéfice consommateur.