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AU BOUT DU TUNNEL, il y aura des turbulences...

ÉDITORIAL PAR DRISS ANTARI Directeur île la rédaction AU BOUT DU TUNNEL, il y aura des turbulences... 44 ette année restera sans doute marquée dans les annales de l’Histoire. Il s’agit certainement d’un épisode qui ne sera pas oublié de sitôt. Ce qui avait commencé comme une perspective positive s’est vite transformé en calamité, panique et incertitude lorsque la Covid-19 s’est imposée. Le verrouillage des marchés, l’instabilité économique et la réévaluation de normes sociales ont obligé les entreprises et les marques à repenser leurs stratégies. Celles qui auront la possibilité de tirer leur épingle du jeu sans grands dégâts se compteront au compte-gouttes. Le couvre-feu, la distanciation sociale, l’état d’urgence et tous ces termes qui sont empruntés du vocabulaire de la guerre, viennent s’établir dans notre Le verre n'a pas été à moitié vide pour un certain nombre d’éclairés qui ont enclenché des réflexions face à cette nouvelle réalité. 79 quotidien au contre-courant de toute démarche qui consiste à faire évoluer la croissance économique du pays par la consommation. Il faut noter au passage que d’après les résultats de l'enquête permanente de conjoncture auprès des ménages, menée par le HCP, et publiée en octobre, l’indice de confiance des ménages (ICM) enregistre une dégradation de la confiance. Il s’est établi à 60,6 points, contre 74,8 points atteints une année auparavant. Tout cela était prévisible. Il y avait l’angoisse qui s’est installée lorsqu’on a constaté que le panneau d’affichage qui se trouve en face de notre lieu de résidence est vide, les salles de cinéma fermées, les évènements mis en arrêt et les écrans publicitaires pendant le mois sacré de ramadan beaucoup moins encombrés que d’habitude (- 30 % d’investissement comparé aux données de ramadan précédant selon l’étude réalisée par IMPERIUM). Sans parler de la presse qui a été contrainte de ne plus diffuser sa version papier, ce qui porte un coup fatal à sa manne financière déjà réduite à néant pour des raisons structurelles et conjoncturelles. Fort heureusement le verre n’a pas été à moitié vide pour un certain nombre d’éclairés qui ont enclenché des réflexions face à cette nouvelle réalité. Ils ont même recruté en masse des profils pointus en phasage avec les nouveaux modèles et démarches, capables d’assurer la satisfaction des besoins de l’ensemble des parties prenantes, parce qu’ils croient que l’avenir sera meilleur. Ils savent que le monde entre dans une ère où les consommateurs attendent davantage des marques, et où la simple vente d’un produit ou d’un service ne suffira plus. Certes nous vivons un moment dont de nombreuses marques peuvent tirer des leçons. La résilience dépend désormais d’une adaptation rapide et efficace au changement. ♦

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