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MOMENTUM - Severine LAURENT

MOMENTUM - Severine LAURENT

Pouvez-vous nous parler de votre entreprise ?

AfricaCom est une entreprise dont le cœur de métier est l’accompagnement des industriels liés aux médias et technologies de l’information et de la communication pour leur développement et implantation en Afrique subsaharienne francophone. On accompagne notamment des groupes médias tels que Mediawan avec les chaînes RTL9, Mangas, Action,..  On a également conseillé le groupe Turner avec les chaînes CNN, Boing, Boomrang… et l’année dernière, j’étais ici au même endroit, au même moment, avec l’entreprise Deezer de streaming musical qui va se développer sur le Maroc et sur toute l’Afrique subsaharienne et l’Afrique du nord.

Quel est votre rôle dans l’entreprise ?

Je suis la dirigeante et également la consultante principale d’AfricaCom. Mon métier, c’est de faire en sorte que les industriels avec lesquels nous travaillons puissent trouver des réponses à leurs différentes questions concernant l’approche stratégique à avoir dans ces pays particuliers. L’Afrique subsaharienne intéresse beaucoup d’industriels dans nos métiers, mais il ne s’agit pas uniquement d’être intéressé pour réussir à conquérir le marché, il ne s’agit pas non plus de prendre des recettes qui fonctionnent en Europe pour les adapter en Afrique Subsaharienne, mais il s’agit vraiment de comprendre comment ça fonctionne, de connaître les peuples à qui on a affaire et des fois même leur langue. Et donc mon métier peut être défini comme chercheuse de solution.

Quels sont vos challenges professionnels ?

En tant que consultante, je suis confrontée quotidiennement à de nombreux challenges. Le plus intéressant est qu’on travaille avec des industriels différents. Le challenge concernant Deezer était de comprendre l’environnement total et complet de l’industrie musicale avec toutes ses problématiques telles que le piratage qu’on rencontre beaucoup. Avec les particularités des marchés, chaque dossier est un challenge. Bien que faisant partie des médias et de la culture des technologies de l’information et de la communication, chaque industriel a sa spécificité. Donc il s’agit à chaque fois de comprendre véritablement les problématiques auxquelles ces industriels vont être confrontés et de trouver les acteurs qui vont pouvoir les aider sur place à surmonter ces problèmes.

Pouvez-vous nous parler de votre parcours académique et professionnel ?

J’ai fait une large partie de mon parcours académique en autodidacte. J’ai eu mon bac à 19 ans. Je suis partie à Londres pour apprendre l’anglais. Finalement, j’ai trouvé un job dans les médias qui vendaient les antennes paraboliques en Afrique Subsaharienne. Ça m’a plu, j’y suis restée. 

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