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Ramadan : 87 % des consommateurs dénoncent la pression publicitaire

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Une récente enquête menée par Ipsos en Tunisie met en lumière un décalage notable entre l’intensité des campagnes publicitaires diffusées durant Ramadan et la perception qu’en ont les consommateurs. Réalisée auprès d’un panel de 500 personnes, l’étude révèle que 87 % des répondants jugent la pression publicitaire excessive pendant ce mois, traduisant un sentiment de saturation qui interroge les stratégies de communication saisonnières des marques.

Pour une large majorité des personnes interrogées, la multiplication des messages promotionnels renforce l’impression que Ramadan se transforme progressivement en période dominée par des logiques commerciales. Cette perception semble atténuer l’impact réel des campagnes : seule une minorité considère que les publicités diffusées à cette période influencent véritablement la mémorisation des marques ou les décisions d’achat.

Les données confirment ce recul relatif de l’efficacité publicitaire. À peine 26 % des participants déclarent avoir déjà acheté un produit après avoir vu une publicité pendant Ramadan, tandis que 23 % seulement affirment se souvenir plus facilement des marques actives durant ce mois.

L’étude met également en évidence l’évolution des points de contact entre consommateurs et marques. Si les sources hors ligne continuent de jouer un rôle, notamment pour certaines catégories de population, les plateformes numériques occupent désormais une place centrale, surtout chez les plus jeunes.

Les réseaux sociaux arrivent nettement en tête des sources d’information sur les marques, cités par 34 % des répondants. Ils devancent la télévision (19 %), le bouche-à-oreille (17 %) et l’information obtenue directement en magasin (12 %). Les autres canaux restent marginaux : radio (4 %), avis et évaluations en ligne, influenceurs, plateformes numériques, publicités en ligne et affichage extérieur ne dépassent chacun que 2 %.

Ces résultats suggèrent que la concentration des campagnes durant Ramadan ne garantit pas une efficacité proportionnelle. L’enjeu pour les marques semble désormais moins lié au volume publicitaire qu’à la pertinence du message, au choix du canal et à la capacité à créer une relation authentique avec le public. Dans un environnement médiatique dense, la différenciation et la valeur perçue deviennent des leviers déterminants pour capter l’attention sans provoquer de lassitude.

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