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« Les Âmes cassées » : quand des portraits de soldats portent les cicatrices invisibles de la guerre

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La guerre ne laisse pas uniquement des cicatrices sur les corps. Elle imprime aussi des blessures psychiques, longtemps restées dans l’ombre. Avec « Les Âmes cassées », le Musée de la Grande Guerre du Pays de Meaux met en lumière ces traumatismes subis par des milliers de soldats de la Première Guerre mondiale.

Imaginée par BBDO Paris, la campagne repose sur trois portraits d’archives volontairement altérés sans retouche numérique. L’un est imprimé 1 916 fois puis sculpté pour former une tranchée. Un autre est lentement dissous par 823 gouttes de solvant, en référence aux bombardements de la Somme. Le troisième est enterré dans la boue, laissant le papier porter physiquement les traces de son immersion.

La campagne se prolonge par des courts films évoquant notamment le destin d’Anthelme Mangin, soldat retrouvé amnésique après la guerre, ou encore les écrits d’Ernst Jünger, auteur d’Orages d’acier.

Soutenue par l’Union des Blessés de la Face et de la Tête, l’initiative rappelle que si les combats ont cessé, certains n’ont jamais pu oublier.

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