Le groupe automobile Stellantis franchit une nouvelle étape majeure au Maroc avec l’extension officielle de son complexe industriel de Kénitra. Ce projet ambitieux s’inscrit pleinement dans la vision industrielle du Royaume sous le leadership de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, avec des objectifs clairs : tripler la production de moteurs, renforcer l’assemblage de véhicules électriques et faire du site un pôle d’intégration locale de référence mondiale.
Présente au Maroc depuis 2015, Stellantis réaffirme son engagement durable avec un objectif d’intégration locale porté à 75 % à l’horizon 2030. Cette nouvelle phase prévoit la création de plus de 3 100 emplois directs supplémentaires, tout en portant la capacité annuelle de production à 535 000 véhicules, dont 135 000 dédiés à la micromobilité.
Le chef du gouvernement, Aziz Akhannouch, a salué cette avancée stratégique : « Ce projet incarne les ambitions de la nouvelle chambre d’investissement et des produits connectés du Royaume, en encourageant la montée en gamme de notre production nationale, l’intégration locale et le développement d’un tissu économique structurant et compétitif. »

Il a rappelé les origines de ce partenariat exemplaire, initié en 2015 sous la présidence effective de Sa Majesté le Roi Mohammed VI et concrétisé en 2019 par l’inauguration du site de Kénitra. L’investissement global de cette extension s’élève à 1,2 milliard d’euros, dont 702 millions en investissement direct, permettant de doubler la capacité du site et d’intégrer pleinement le Maroc dans les chaînes de valeur mondiales, notamment dans les filières des véhicules électriques et hybrides.
Cette extension comprend plusieurs nouveautés :
- Une nouvelle unité de production de bandes de recharge électriques (200 000 unités par an),
- Une montée en capacité de production de moteurs hybrides, de 100 000 à 350 000 unités,
- L’augmentation de la production de modèles électriques comme la Citroën AMI, le Fiat Polino et le Fiat Tris, un tricycle 100 % électrique conçu avec la participation d’ingénieurs marocains.
Pour Ryad Mezzour, ministre de l’Industrie et du Commerce, cette extension constitue « une nouvelle phase décisive pour l’écosystème automobile marocain », confirmant le Maroc comme hub industriel compétitif et durable. Il souligne l’intégration d’un moteur hybride conçu et produit au Maroc, symbole de la montée en gamme industrielle du Royaume.
Cette transformation industrielle s’inscrit également dans le cadre du Pacte Vert industriel marocain, avec des impacts positifs sur l’économie locale, l’innovation et l’emploi. Ryad Mezzour a mis l’accent sur l’effet social positif du projet, avec la création de milliers d’emplois qualifiés, notamment pour la jeunesse de la région de Kénitra.

Samir Cherfan, CEO de Stellantis pour la région Moyen-Orient et Afrique, a salué l’avance marocaine : « Nous avons atteint l’objectif initial de 200 000 véhicules avec trois ans d’avance. L’ambition est désormais de produire 535 000 véhicules par an et d’atteindre plus de 6 milliards d’euros d’achats auprès des fournisseurs marocains d’ici 2030. »
Aziz Akhannouch a conclu en soulignant les retombées sociales et économiques de ce projet pour les jeunes et pour l’intégration du Maroc dans les chaînes de valeur mondiales, contribuant à la lutte contre la précarité.
Le site industriel de Kénitra s’affirme ainsi comme un modèle de réussite marocaine, à la croisée des objectifs industriels, sociaux et environnementaux, confortant le Royaume comme un acteur majeur de la mobilité durable sur la scène internationale.
