Ben Stiller ajoute une nouvelle corde à son arc : la boisson gazeuse. L’acteur américain vient de lancer Stiller’s Soda, une marque artisanale inspirée d’un souvenir d’enfance, le Shirley Temple – cocktail sans alcool servi aux enfants new-yorkais dans les clubs où il a grandi. Avec pour slogan « classic soda for a new world », la boisson joue à la fois sur la nostalgie et l’autodérision.
La gamme débute avec trois parfums — Shirley Temple, Lemon Lime et Root Beer. Chaque canette contient 30 calories et 7 grammes de sucre, grâce à un mélange de sucre de canne, stévia et fruit du moine. Enrichi en vitamines B12, C et D, le produit se positionne comme un soda de plaisir “raisonné”, loin des promesses nutritionnelles exagérées.
Côté communication, Stiller détourne les codes des “celebrity brands”. Avec l’aide de son ami Justin Theroux, il a imaginé des spots minimalistes où l’autodérision remplace le glamour. Là où les lancements de Kendall Jenner, Dwayne Johnson ou Logan Paul misent sur la mise en scène, Stiller préfère le second degré : « juste du soda ».
Le lancement se fait d’abord en circuit court — épiceries indépendantes et bodegas new-yorkaises — avec Amazon comme relais en ligne. Une extension vers Walmart et d’autres chaînes nationales est envisagée à l’horizon 2026. Une stratégie mesurée, plus artisanale que celle généralement adoptée par les marques de célébrités.
Reste la question clé : la viabilité. Le marché américain des sodas est bousculé par deux tendances de fond : la baisse de consommation des boissons gazeuses classiques et l’essor des alternatives “better-for-you”. Stiller’s Soda mise sur un triple atout — nostalgie, modération et humour. Mais suffira-t-il à convaincre dans un contexte où les traitements anti-obésité de type GLP-1 font déjà décrocher la consommation de sodas chez un Américain sur dix ?
