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TikTok : la commission parlementaire préconise l’interdiction pour les moins de 15 ans et un couvre-feu numérique

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Face à l’« océan de contenus néfastes » et aux effets de l’algorithme de TikTok, la commission d’enquête parlementaire propose d’interdire l’accès aux réseaux sociaux aux moins de 15 ans et d’instaurer un couvre-feu numérique pour les 15-18 ans, limitant l’usage de 22h à 8h.

Lancée en mars, la commission a auditionné familles, influenceurs et responsables de plateformes pour évaluer l’impact des réseaux sur les adolescents. Les députés ont pointé des contenus promouvant suicide, automutilation ou violence, amplifiés par les programmes de recommandations qui enferment les jeunes dans des bulles nocives.

Des mesures inspirées par la réalité des familles

Pour la rapporteure, Laure Miller (EPR), cette interdiction enverrait un signal fort aux enfants et aux parents : « Avant 15 ans, les réseaux sociaux ne sont pas anodins ». La proposition a été saluée par les familles et associations comme e-Enfance et le collectif Algos Victima, qui représentent des victimes de contenus dangereux sur TikTok.

Parmi elles, Géraldine, mère de Pénélope, 18 ans, décédée par suicide en février 2024, témoigne : « Ce n’est pas TikTok qui a tué notre fille, mais l’application a enfoncé ma fille dans son mal-être ».

Des mesures complémentaires

Le rapport préconise également :

  • une campagne d’information nationale sur les risques des réseaux sociaux ;
  • la création d’un délit de négligence numérique pour les parents irresponsables ;
  • l’instauration d’un outil européen fiable de vérification de l’âge pour encadrer l’accès aux plateformes.

TikTok réagit

TikTok a rejeté les conclusions de la commission, dénonçant une présentation « trompeuse » et estimant que les enjeux concernent l’ensemble du secteur. Le réseau souligne ses 70 fonctionnalités de sécurité et protection des jeunes, destinées à veiller au bien-être des utilisateurs.

La commission espère porter rapidement une proposition de loi transpartisane, qui pourrait faire de la France un exemple européen en matière de protection des mineurs sur les réseaux sociaux.

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