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Marseille nettoie ses rues avec des punchlines : le rap au service de l’écologie

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À Marseille, les mots frappent aussi fort que les actes. Une nouvelle campagne de sensibilisation contre les déchets urbains choisit de s’adresser aux habitants dans une langue qu’ils connaissent bien : celle du rap. Le studio graphique Parade, basé dans la cité phocéenne, a lancé une série d’affiches percutantes en détournant des punchlines emblématiques du rap marseillais pour alerter sur l’incivisme environnemental.

Installées de manière sauvage dans des lieux symboliques tels que la Corniche Kennedy ou le Vieux-Port, les affiches ne passent pas inaperçues. Elles reprennent, non sans audace, des extraits bien connus des morceaux de 13’Organisé, IAM ou d’autres figures locales du hip-hop. À la provocation des textes originaux répond une autre forme d’urgence : celle de la propreté urbaine.

Ainsi, une affiche détourne une célèbre rime pour dénoncer l’abandon des déchets : « J’ai passé la bière à Chiquita, deux heures après, je l’ai déjà jetée ». Une autre, plus incisive, joue avec une expression brute : « Nique ta mère sur la Canebière, nique les porcs sur le Vieux-Port », transformée ici en cri de ralliement contre les comportements irrespectueux. Quant au mythique « Tu danses ou je t’explose » d’IAM, il devient un slogan écolo assumé, invitant à réfléchir avant de jeter.

L’objectif de cette campagne n’est pas de choquer gratuitement, mais de provoquer une prise de conscience à travers un langage familier et sincère. Le pari est de parler vrai, en s’ancrant dans la culture populaire locale pour toucher un large public, sans moralisme.

Les visuels, signés par le studio Parade — actif depuis 2014 dans la direction artistique et l’illustration — s’accompagnent de photographies en situation réalisées par P. Real. La typographie, au style immédiatement reconnaissable, a été conçue par le studio aLLcAPS, renforçant l’impact visuel du message.

En mettant en avant le rap comme outil de communication citoyenne, cette campagne montre que l’art urbain peut aussi être une arme pour défendre l’environnement. Car à Marseille, les mots font partie du paysage. Et aujourd’hui, ils servent à le nettoyer.

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